Recherche

Créer un Blog

Derniers Commentaires

Recommander

Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 23:31

 

 

Très jeune je me suis senti abandonné par ma mère et à cause de cela j'ai cru que ma mère ne m'aimait pas et ne voulait pas de moi; à cause de ce rejet j'ai toujours eu par la suite tendance à me replier sur moi-même avec la douloureuse certitude qu'on ne m'aimait pas et qu'on ne voulait pas de moi. (1)

Aujourd'hui je sais que pour sortir de cette souffrance il faut que je me révolte, il faut que je me venge. En fait, ça fait longtemps que j'ai découvert que la vengeance est nécessaire et qu'il ne faut pas que je reste replier sur moi-même avec la souffrance du rejet.

 

 

 

-Lorsque écrasé et anéanti par le rejet on s'est replié sur soi de peur d'avoir à nouveau à faire face au rejet, le seul moyen pour parvenir à sortir de cette tendance au repli sur soi est d'affronter, de rejeter et de terrasser ce qui à l'origine nous a poussé au repli sur soi.

 

            _________________________________________

 

 

-Rejette, en esprit, celui qui te rejette(1) et continue ton chemin avec confiance. 1( C'est une leçon qu'il faut donner.)

 

 

            -----------------------------------------------------------------------

 

 

"Rejette ton sentiment d'avoir été offensé, et l'offense elle-même disparaîtra".

Marc Aurèle (121-180), Rome

(Mais cela ne vaut pas pour le névrosé; c'est insuffisant)

 

 

 

 

" Il n'est rien de plus couteux ni de plus stérile que la vengeance."

Winston Churchil (1874-1965), Angleterre

(Cette pensée qui s'avère vrai pour une personne libre, ne s'applique pas pour le névrosé, dont la pensée est sous le joug d'un oppresseur.)

 

                         __________________________________________

 

 

 

_Si je comprends l'autre, je peux cesser de le haïr, mais tant que je souffre encore je ne peux pas vraiment le pardonner.

 (Quand la blessure est profonde, le pardon est difficile.)

 

                  _______________________________

 

 

 

Ma conviction de ne pas être aimé, qui est une déduction, en partie fausse certes, est une déduction que j'ai faite à partir d'un fait réel, et qui m'a poussé par la suite, dans l'espoir d'éviter cette réalité, à me replier sur moi-même. Par contre, je sais aussi que pour sortir de cette réaction d'auto-protection, il faut que je renverse le mouvement; il faut que je défoule la hargne qui a été accumulée.

Donc ici le pardon ne peut pas être déclaré volontairement, car la capacité de pardonner dépend de la capacité à libérer la hargne, cette hargne qui est une réaction à la souffrance.

 

                  _______________________________

 

   

(1)  Ma mère n'était pas une femme méchante et n'a jamais agi avec moi avec méchanceté, mais sa décision à un moment donné, alors que je n'étais encore qu'un tout jeune enfant, de ne plus répondre à mon besoin (et ce bien sûr sans qu'elle ait vraiment conscience du mal qu'elle me faisait) m'a profondément blessé. 

 

 

 

 

 

 

Pierre 

Par Neptune - Publié dans : Journal autopsychanalytique - Communauté : autopsychanalyse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Texte Libre

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés